BLOG D'ABRACADACRAFT

Eleonore and Maurice

Rentrez dans l'univers enchanteur d'Aleksandra avec nous et découvrez la surprise qu'elle vous réserve!

Derrière chaque blog, il y a une personne mystérieuse. Mystérieuse mais riche. D’expérience de vie mais aussi d’expérience créative. Nous nous interrogeons souvent sur qui vous êtes et ce que vous faites. Nous glanons ça et là des bribes d’information dans les billets que nous lisons chaque jour dans la sélection mais parfois notre soif de curiosité nous pousse à aller au-delà de l’écran lisse de notre moniteur. Nous avons été toquer à l’écran d’Aleksandra du blog et compte Instagram ʺEleonore and Mauriceʺ, poétesse du crochet et ambassadrice de la délicatesse, qui a répondu à nos questions avec beaucoup de gentillesse. Rencontre.

Levons le voile. Dis-nous tout sur toi.

Je m’appelle Aleksandra. J’ai deux enfants. Une grande fille de 5 ans et une petite fille de 12 mois. Avant toute chose je suis une voyageuse puisque je suis née en Pologne, j’ai grandi en Allemagne, j’ai vécu en France puis à l’Ile Maurice - mon mari est mauricien - et je m’installe en Angleterre. Je suis une voyageuse non pas à la recherche de nouvelles choses mais de belles choses. Lorsque je trouve quelque chose qui me plaît, je l’assimile et c’est difficile de lâcher prise. Je pense d’ailleurs que cela doit se voir dans mes créations car je cherche à trouver de nouvelles variations au lieu de faire des choses complètement différentes. Dans la vraie vie, je suis économiste, enseignant-chercheur. J’aime mon métier, d’ailleurs, on a besoin de créativité pour la recherche aussi, mais le crochet me permet de vivre un côté plus poétique peut-être de ma créativité. Mes créations sont plus délicates que la réalité économique !

 

 

S’il y a quelque chose qui m’intrigue beaucoup c’est le nom de ton blog : ʺEleonore and Mauriceʺ. Maurice, je devine. Mais pour Eleonore tu dois éclairer ma lanterne.

Je suis une grande fan de Jane Austen et dans le livre ʺRaison et sentimentsʺ, la sœur ainée s’appelle Eleonore, elle est romantique et sentimentale tout en ayant la tête sur les épaules. Je trouve que ça me ressemble un peu. J’ai crée mon compte Instagram en 2013 puis mon blog en 2014. Comme Maurice est très petit, tout le monde se connaît et tout se sait très vite. Je préférais créer dans mon petit coin et ne voulais pas qu’il soit facile de me relier au compte, j’ai associé le prénom Eleonore que j’aime beaucoup à Maurice qui peut aussi être un prénom.

De quelle manière commence ton aventure avec le crochet ?

J’aime créer depuis que je suis toute petite. Lorsque je vivais en France je tricotais. Quand je suis arrivé à Maurice en 2012, je n’avais plus trop de temps mais très vite je me suis rendue compte que j’avais besoin de m’occuper les mains. Je ne sais pas rester sans rien faire, c’est une perte de temps pour moi. À la base je voulais me lancer dans la couture mais c’est difficile de regarder un film avec son chéri et de coudre en même temps. Comme il fait trop chaud à Maurice pour tricoter, le crochet était une bonne solution. J’avais quelques bases apprises avec ma maman lorsque j’étais enfant. Je ne pouvais pas me documenter dans des livres, comme c’était le cas lorsque je tricotais et vivais en France, car à Maurice c’était difficile pour moi de trouver des livres sur le crochet à mon goût et cela coûtait très cher de les importer. Du coup, je me suis tournée vers internet - qui n’était jusqu’alors qu’un outil de communication pour ma vie professionnelle - j’y ai trouvé des tutos et commencé à découvrir des blogs tels que By Mimosette, Tournicote, Une Poule à Petit Pas ou Petite Pimprenelle. Jamais je n’aurai pensé qu’il y avait autant de blogs créatifs, c’était une belle découverte.

 

 

Par quel(s) projet(s) as-tu commencé ?

J’ai commencé par crocheter des Amineko*. Il y a aussi eu un petit gilet pour ma fille en fil DMC Petra 5, un fil très fin. C’est aussi le fil que j’ai utilisé pour les premiers Amineko et une sirène de Lalylala. J’utilisais également du mouliné que je doublais. Un des grands problèmes de Maurice c’est qu’on ne trouve pas beaucoup de laine, et si on en trouve c’est généralement de l’acrylique que je n’apprécie pas vraiment. Donc à chaque fois que je venais en Europe je faisais une provision. Jusqu’au jour où j’ai trouvé un vendeur de matériel de loisirs créatifs qui avait quelques fils DMC et auquel j’ai demandé plus de fils. Pour mon plus grand plaisir, il a accepté d’avoir du fil Natura

Donc si on part en vacances à l’île Maurice et qu’on oublie nos pelotes en France, tu nous assures qu’on y trouvera notre bonheur ?

Oui absolument et moins cher qu’en France ! Sauf que pour amortir le prix du billet d’avion, il faudrait acheter des milliers de pelotes. (rires. NDLR)

 

 

Tu crochètes des modèles de plusieurs créatrices comme ceux de Tournicote ou de Agathe Rose mais pas que… J’ai pu percevoir sur ton compte qu’à un moment donné tu as commencé à suivre tes propres inspirations.

C’est vrai. C’est drôle parce que je me suis toujours plutôt vue interprète que créatrice dans l’âme.. J’ai commencé justement avec des modèles qui existaient déjà et franchement je n’aurai pas imaginé que je puisse créer mes propres modèles. Je crois que ça a commencé avec le Bahbahmouton que j’ai d’abord dessiné puis brodé sur un tee-shirt pour ma fille et finalement crocheté

 

 

Tu t’entoures de beaucoup d’amigurumis mais aussi de jolies pâtisseries crochetées.

J’ai commencé la pâtisserie au crochet en voulant faire une dînette pour le 3ème anniversaire de ma fille. J’ai acheté le livre ʺCrochet gourmandʺ (de Amélie Takashi. Ndlr) et j’ai cherché des modèles sur internet. De plus, lors d’un voyage en France, j’ai rapporté des livres à ma fille dont un avec de très belles illustrations. Une scène de l’histoire se déroulait dans une pâtisserie, les religieuses et les éclairs au citron qui y étaient représentées m’ont donné envie d’en crocheter. La dînette de ma fille est devenue de plus en plus grande. Il faudrait d’ailleurs que j’en refasse une car c’est facile à faire et on peut mélanger plein de couleurs. Le résultat est très vite là contrairement aux doudous qui prennent un temps fou parce que je suis méticuleuse.

 

 

Tes pâtisseries me mettent l’eau à la bouche. Mais ce que j’ai envie de croquer ce sont tes pommes et tes poires…

Oh oui et je les aime ces pommes et ces poires ! Elles étaient d’abord pour la dînette. Une amie d’enfance d’Allemagne est venue me rendre visite, et elle a souhaité que je lui crochète une poire colorée, turquoise je crois, pour mettre dans son intérieur. Un jour, j’ai eu l’idée de remplacer la feuille crochetée par une petite feuille en Liberty®. J’aime la simplicité, je n’aime pas les choses trop chargées, trop bling-bling. J’aime quand c’est simple et net. Mais en même temps il doit y avoir quelque chose d’un peu spécial, un petit extra, pour que ce soit élégant. . (psssst ! Une surprise vous attend à la fin de l’entretien. Ndlr)

La petite touche de Liberty® c’est un peu ta marque de fabrique désormais. On sent que tu passes du temps à choisir la bonne association.

C’est un énorme plaisir parce que j’aime beaucoup les associations de couleurs. Je peux passer une soirée entière à choisir les bonnes couleurs de laine à associer avec les bonnes couleurs de Liberty. Faire de petites feuilles en Liberty offre plus de possibilités d’association de couleurs. J’en mets également sur d’autres créations comme des petits nœuds. Je suis complètement folle dingue de Liberty, je trouve ça trop génial !

Tu fais également un peu de couture ?

Oui, quelques petits vêtements pour ma fille mais aussi pour moi car je suis très difficile avec les vêtements que j’achète. Il y a toujours quelque chose qui ne va pas donc je me suis dit qu’il était temps que je commence à coudre mes propres vêtements. Et à ce moment là, je me fais plaisir sur les beaux tissus pour qu’ils gardent bien leur forme. Mais je suis méticuleuse et ne m’y connaît pas beaucoup alors cela me prend beaucoup de temps.

 

 

Si comme toutes les fées tu avais une baguette magique, quels seraient tes supers pouvoirs?

N’avoir besoin que d’une heure de sommeil par jour ! Cela me laisserait plus de temps pour la famille, le travail et la création. Et puisque tu parles de supers pouvoirs au pluriel, j’en profite pour rajouter le pouvoir de savoir voler comme un oiseau. Il y a des coins dans ce monde que j’aimerais bien visiter. Et comme deux n’est jamais complet sans trois : j’aimerais être aussi forte qu’une fourmi qui, si je suis bien informée, sait porter environ 30-fois son poids, ce qui me permettrai de m’envoler avec ma famille et mes pelotes de laine.

Des idées pour aujourd’hui et pour deux mains ? (quels sont tes projets en cours ou ceux que tu aimerais faire ?)

Actuellement, je suis en plein milieu de plusieurs échanges avec d’autres blogueuses / instagrameuses, toutes connues chez Abracadacraft d’ailleurs et qui sont des vraies fées. J’espère que je pourrai les gâter comme elles le méritent ! J’essaie aussi de travailler un peu sur mon blog : une nouvelle mise en page et puis je commencerai bientôt à proposer quelques tutos en vente, à commencer par le tuto pour le coussin Lily. Quand j’aurai fini tout cela, j’aimerais beaucoup me remettre un peu à la couture. Je rêve d’une robe Atlanta pour mes minis et moi…

 

Merci Aleksandra pour ton accueil très chaleureux et pour le temps que tu nous a accordé. Comme si cela nous suffisait pas, Aleksandra souhaite partager avec les lectrices d’Abracadacraft (et toutes les autres !) un tutoriel que nous attendions depuis très longtemps. Il s’agit du tuto des poires et pommes au crochet avec la petit feuille en Liberty.

 

Téléchargez gratuitement le fichier en .pdf :

Je télécharge le tutoriel Pomme et Poire Liberty

 

 

Abracadacraft et Eleonore and Maurice mettent cette création à votre disposition dans le cadre d’un usage privé et non commercial. 

* L’amigurumi Amineko est un modèle de Nekoyama

 

Abracadacraft© -2016

Crédit photos: Eleonore and Maurice

 

 

par Charlotte | 21 Novembre 2016

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